Des bâches usées - comme on le dit de pièces de monnaies et qui ont gagné à cette usure un pouvoir d'expression, Courroies, boucles, marques et chiffres témoignent qu'elles étaient ces « pièces de fortes toiles imperméabilisées qui servent à préserver les marchandises des intempéries ». Evelyn Ortlieb leur donne une teinte ardoise, brun ou gris ciment. Il ne s'agit pas de rendre ces bâches présentables, séduisantes mais d'en contrôler la matière pour le regard.

Evelyn Ortlieb corrige, souligne les accidents, ébauche des figures, trace signes et repères. Toute une sténographie anime le support réinventé,

Ces bâches sont proposées aux différentes étapes de leur transformation. Le peintre montre le jeu et s'impose.

Philippe CLERC, 1984

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